Avec une clef de cristal,
ouvrir une serrure de givre..

À la grand-voile qui nous lacère, à nos équivoques qui tournent pas rond, à la splendeur des convictions, à l'ironie de nos matins.
À la gloire des clandestins, aux escapades souterraines & aux soutenances infernales.
À ta santé mon inconnu, à nos cocons désinfectés, à nos ailes qui grandissent et nos flammes qui s'enorgueillissent de vitriol, à nos pensées les plus viles, à nos poumons libellés au droit de votre dogme, aux genoux qui flanchent et aux nacelles qui surplombent, à nos envolées radioactives.
À nos mains non qui ne vieilliront pas, à nos yeux qui scintilleront toujours plus fort, à la volée de nos frappes & de nos larmes, à l'outragé qui voudrait bien savoir comment on fait, et aux veillées qui surplombent nos rêves. Jetez l'encre, bordel, jetez l'encre, qu'elle encrasse vos pages blanches, qu'elle accompagne vos mouvements, et le phenix l'entends-tu chanter, et nos joies dis entends-tu nos sourires ? Agrippe-toi à moi ou bien accroupis-toi, que je te porte ou l'inverse c'est pareil, le chantier est raboté on est parti pour une longue insomnie, et puis qui sait on reverra le reste et on l'inversera, l'aversion des averses on connaît pas, et la pluie entre en nous par toutes les écoutilles, n'est-ce pas merveilleux de se sentir vivant ?
On succombe au moindre soupir & on prend peur au moindre cri, mais qu'est-ce qui nous arrive, mais qu'est-ce qui nous arrive ? Nous avec notre parapluie dans le cartable on peut tout faire, on peut tout proscrire, ça changera des médocs, on n'a qu'à se retrouver dans un entrepôt et tout déballer, tout décrédibiliser, saborder nos rancoeurs et s'adonner aux plaisirs les plus simples, les moins obtus les moins carrés les plus rêvés.
On a qu'à dire qu'on Serait.
Et du sable dans ma main, et de l'eau sur tes lèvres, et, alors, qu'est-ce qu'on fait maintenant ?
C'est quoi le deal, c'est quoi le contrat, social ou pragmatique j'veux pas de tes conditions, regarde-moi juste comme ça, et crache, bon dieu crache, qu'on le fera.
Associe mes mots à tes gestes et vice-versa, tangue ou balance, je m'en contrefous mais bouge-toi, et puis bouge-moi aussi quoi.
À ceux qui ne dorment pas. À ceux qui s'entourent de sécurité & en oublient la vie, à ceux qui au contraire ont tout compris.
On suffoquera mais on succombera pas, parce qu'on n'oubliera pas.
On n'oubliera pas.

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 07:49

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 13:26

Ah bah ouais mais bon

Ah bah ouais mais bon










J'ai déchiré ma mémoire
Ma gueule, une photo de toi
Elle traîne sur le trottoir
Le balayeur balayera
RueKet.
















J'attends entre deux trottoirs tous les soirs. Oh non pas sur hauts talons barbouillée de vert à lèvres, non juste les cheveux ébouriffés. J'm'assieds & joue par terre avec des dés, les fais rouler, un à un jusqu'au caniveau. C'est une route où jamais ne passent de voitures. Juste des vélos. Nous ne sommes pas au Vietnam. Ni au Laos ni au Cambodge. Mais dans ma tête. Des fois ça brûle, l'asphalte fond je perds pied, des fois ça glace jusque par terre je glisse, je perds pied, grand pied d'en face ouais. Je tiens pas je crois qu'y a que sur une balançoire que je tombe pas, sauf quand je saute exprès. ça balance tout le temps alors j'ai pas le temps de chercher un quelconque équilibre qui me ferait ensuite vaciller. Pas d'allusion lourde, que des métaphores. C'est pas bien mais tant pis j'aime bien moi. Et puis c'bon ma vie c'pas de la pâte à tartiner que j'vais étaler ici explicitement. Revenons à nos moutons, ou plutôt à nos vélos, quoique l'on puisse les rejoindre à dos de mouton. Y a des gens sympathiques qui s'arrêtent & me parlent & parfois même me proposent de faire un tour, mais non merci c'est gentil mais j'attends. De toute façon j'aurai tout le temps de faire un tour avec toi demain, que je leur réponds. Oui mais le lendemain ils ne repassent pas, mais y en a toujours des nouveaux. Et puis y a ceux qui reviennent quand même ou restent carrément avec moi en route pour la joie. Alors c'est chouette je n'attends pas toute seule.

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# Posté le jeudi 05 novembre 2009 15:40

Modifié le jeudi 19 novembre 2009 14:02

Les chars de mon coeur.

Les chars de mon coeur.





Connect I cut.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 11:31

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 08:05

Un pays développé, qui a vu defilé les horreurs, sensé vivre son époque..
Époque de discrimination de racisme, de mascarade
et d'oubli des (pseudo) valeurs humaines?




Edit: Hier la grenouille bancroche assise sur un banc m'a regardée et a dit, "Tout est une histoire de choix", en effet; j'ai personnellement du mal à ne pas me moquer de ceux qui lisent le journal à l'endroit. Ils s'y EMERVIEILLISSENT de voir comme de nos jours, la peinture blanche sèche vite par dessus les graffitis comme s'il fallait écraser les œufs de l'art dans son nid, & puis, soit dit en passant, vous trouvez ça traumatique, vous, qu'un gros rhume ait déjà tué cinq ou six français? c'est ridicule, enfin, tant qu'à clamser, il aurait mieux valu pour eux qu'ils se fassent avaler par une jolie baleine ou bien par un évier (enfin je PEEENSE).
Quelque part une fille joue la sonate au clair de lune, loin, très loin, dans une maison, et dans la rue ça rebondit, suis-je la seule à l'entendre, suis-je la seule à constater qu'aujourd'hui, quelqu'un a découpé au cutter des grands morceaux de banquise, comme des gros glaçons salés, et les a accrochés ça et là, sur le ciel blanc de paname, et que c'est pour ça qu'il fait si froid, par terre, quelqu'un a laissé couler son pinceau, ça fait des longs filets de peinture jaune le long de la rue, ça virevolte.

# Posté le jeudi 24 septembre 2009 12:55

Modifié le dimanche 27 septembre 2009 09:24

Tu savais pas?

Tu savais pas?
Il y a des gens qui ont appris a marcher sur la tête, eh bien moi je dors sur mes pieds: Regarde mes yeux! C'est idiot de dire qu'ils sont fermés, puisqu'ils sont ouverts dessous. Alors? J'ai souvent raison, sauf par manque de motivation. Mais tu as vu comme c'est éphémère, la raison.
Il n'y a plus de monstres sous mon lit mais sous mes fesses il y a un coussin tout aplati. C'est dur la vie, et pourtant ce matin j'ai fait une chose absolument pharamineuse. J'étais là, paisiblement posée dans le bus à regarder les vaches passer, et je me suis dit que j'allais m'acheter un oiseau et lui donner à bouffer mon orgueil. Ce que j'ai fait, mais sans l'oiseau.

Ah. Ouais. Je vois.

# Posté le vendredi 11 septembre 2009 16:45

Modifié le samedi 12 septembre 2009 05:21